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biographie de Jon Vickers
par
Ruby Mercer (1906-1999),
fondatrice d'Opera Canada

    Une excellente biographie-discographie-vidéographie (presque) intégralement pompée (même pas honte !) [avec juste quelques miennes petites corrections car je me suis permis de shunter les très rares fautes de frappe et de remplacer quelques idiotismes canadiens, essentiellement les sigles qui ne nous sont pas familiers et que j'ai donc développés, et quelques titres en mauve] sur l'excellent site (tiens, tu crois que je vais dire qu'il est mauvais, ce site canadien qui parle si bien d'un de ses plus nobles concitoyens) de la

Bibliothèque nationale du Canada
Encyclopédie de la Musique au Canada


 

Vickers, Jon (Jonathan Stewart). Ténor né à Prince Albert, Saskatchewan, le 29 octobre 1926.

L'enfance en chantant

   Sixième d'une famille de huit enfants, il se rappelle avoir participé à un concert de Noël à l'âge de trois ans. À l'âge de 7 ans, il a chanté des hymnes devant les prisonniers pour qui son pasteur de père célébrait des offices (entrevue avec Christian
Bergeron
, voir ici ma page si lien out). À la fin de ses études secondaires, sa voix d'alto
s'était déjà transformée en celle d'un fort ténor. Il se joignit à des choeurs d'églises baptistes à Prince Albert et à Flin Flon (Manitoba) - où il travaillait dans une chaîne de magasins - et tint des premiers rôles dans des opérettes de Gilbert et Sullivan et de Victor Herbert. Impulsif et généreux quant à son talent, il chantait alors, déclara-t-il plus tard, « pour n'importe qui, n'importe quand, n'importe où ».

L'apprentissage canadien

    En 1946, il devint gérant adjoint d'une succursale de grand magasin à Winnipeg [Woolsworth]. Mais ses services comme chanteur furent bientôt requis si souvent que son travail commença à en être affecté. Son employeur l'enjoignit alors d'abandonner le chant. Vickers préféra offrir sa démission et s'engagea comme vendeur dans une quincaillerie tout en continuant à chanter. Encouragé par Mary Morrison à étudier sérieusement, il envoya un enregistrement à Ettore Mazzoleni (1934-1965) au Royal Conservatory of Music. Une bourse lui fut accordée à l'automne de 1950 et il commença ses études avec le baryton George Lambert, professeur au Conservatoire de Musique de Toronto. Au cours de sa première année à Toronto, il chanta dans trente présentations d'oratorios pour le Conseil de l'éducation, fut soliste dans Le Messie à l'Université du Western Ontario et fut choisi par Mazzoleni comme soliste pour la première canadienne du Te Deum de Bruckner avec les choeurs réunis du Royal Conservatory of Music.

    À l'automne de 1951, il chanta Le Messie au Massey Hall avec le Choeur Mendelssohn de Toronto.

     En 1952, il mérita une mention honorable au concours radiophonique de la Société Radio-Canada (ou CBC, Canadian Broadcasting Corporation) « *Singing Stars of Tomorrow » et le premier prix à « *Nos futures étoiles », autre concours de la Société Radio-Canada (CBC, Canadian Broadcasting Corporation).

     En 1955, malgré une vaste expérience en concert et oratorio et quelques vingt-huit représentations à la scène - dont les rôles du Duc dans Rigoletto en 1954, Alfredo dans La Traviata en 1955 et Alfred dans "Die Fledermaus" en 1954 avec la Canadian Opera
Company
- il n'avait encore reçu aucune offre des États-Unis ou d'Europe.

 

La carrière internationale

      Après avoir interprété le Choeur masculin dans la production de The Rape of Lucretia de Britten au Festival de Stratford et, aux côtés de Regina Resnik, le rôle de Don José dans une production de Carmen de la Canadian Opera Company (1956), il fut enfin invité en 1957 - sur la recommandation de Resnik - à chanter à New York dans des présentations en concert de Fidelio et Medea, ce dernier avec Eileen Farrell. Également en 1956, sir David Webster, administrateur général de la Royal Opera House à Covent Garden, séjourna au Canada et, ayant entendu Vickers, l'invita à se rendre à Londres pour une audition. Il en résulta un contrat de trois ans avec le Royal Opera. À la suite de ses débuts avec cette compagnie en tournée dans le rôle de Riccardo de Un Ballo in Maschera en janvier 1957, Vickers reçut un accueil enthousiaste de la critique. Il connut par la suite un vif succès personnel dans Carmen, Don Carlo, Aïda et Les Troyens. Après ses débuts à Bayreuth en 1958 dans le rôle de Siegmund de Die Walküre, Vickers fut acclamé comme le meilleur interprète de ce rôle au monde. La même année, il chanta Jason dans Medea avec Maria Callas à Dallas. À la fin de la saison 1959-60, alors qu'il s'était déjà produit au Staatsoper de Vienne et au Teatro Colón de Buenos Aires et avait chanté dans Peter Grimes et Fidelio au Metropolitan Opera, il décida de devenir artiste à la pige.

 

Ses principaux rôles [voir aussi ma page rôles de Vickers, établie d'après
le livre de Jeannie Williams]

    Au cours des années, Vickers interpréta la plupart des grands rôles de ténor dramatique et de «Heldentenor» : Don José, Radamès, Don Carlo, Canio, Otello, Parsifal, Tristan, Énée (Les Troyens), Siegmund, Florestan, et son rôle préféré, Peter Grimes. Il fut reconnu pour donner à ce rôle une projection dramatique d'une intensité rarement perçue à la scène lyrique. Vickers ne considérait pas les opéras de son répertoire comme des occasions de mettre sa voix en valeur, mais plutôt comme l'expression par les compositeurs de leurs plus profondes émotions, intuitions et convictions. En conséquence, il accordait une grande importance à la philosophie nietzschéenne dans son interprétation du rôle de Tristan et concevait le personnage d'Otello comme le « Jules César de l'empire vénitien ». L'une des collaborations les plus significatives de la carrière de Vickers fut celle qu'il établit avec le chef d'orchestre Herbert von Karajan. Sous la direction de ce dernier, il participa aux trois premiers festivals de Pâques de Salzbourg (1966, 1967, 1968), enregistra Tristan und Isolde, Die Walküre, Otello et Fidelio, tourna les films I Pagliacci et Otello, et fut soliste dans des maisons prestigieuses comme La Scala et le Metropolitan. En 1985, dans une coproduction du Lyric Opera de Chicago et du Metropolitan, Vickers se produisit dans Samson de Haendel au Covent Garden lors de la célébration du 300e anniversaire de naissance de Haendel.

 

Ses canadiennes prestations, lieux et oeuvres

     Même s'il donna à l'occasion des récitals au Canada, notamment à Toronto et lors de l'inauguration du Festival du printemps de Guelph 1969, Vickers fut plutôt absent des scènes lyriques canadiennes à l'époque où il était au sommet de sa carrière. Bien qu'on ait attribué le fait aux réactions des critiques torontois à ses récitals, il s'explique semble-t-il davantage, au cours des années 1960 et 1970, par la dimension, pleinement justifiée, de ses cachets et le peu de temps libre pour effectuer les semaines de répétition souvent requises.

    Certaines apparitions retentissantes peuvent néanmoins être mentionnées, telle son interprétation d'Otello lors de quatre représentations à Montréal en juillet 1967 au Festival mondial d'Expo 67. Avec la soprano Régine Crespin et l'Orchestre symphonique de Montréal , il chanta le premier acte de Die Walküre à l'occasion des manifestations inaugurales du Centre national des arts (Ottawa), le 10 juin 1969. Les 4, 6 et 8 mai 1974, il reprit le rôle du Choeur masculin dans la production de The Rape of Lucretia de Britten au Festival du printemps de Guelph. À Toronto, en novembre de la même année, il chanta des extraits d'opéras avec la soprano Birgit Nilsson et le Toronto Symphony, sous la direction de Zubin Mehta lors d'une soirée intitulée « Concert de rêve », à Montréal. Il tint le rôle de Tristan pour les cinq représentations de Tristan und Isolde avec l'Opéra du Québec en mai 1975, et fut le présentateur de cette production lors de sa télédiffusion à la Société Radio-Canada (CBC, Canadian Broadcasting Corporation) le 9 février 1977.

    En 1977, il effectua une tournée de huit villes de la Saskatchewan avec son accompagnateur Peter Schaaf, tournée dont le point culminant fut un récital dans sa ville natale de Prince Albert, à l'église où son père avait été pasteur dans ses dernières années et où lui-même avait été choriste dans son enfance. Le programme incluait des extraits de Samson de Haendel, Die Walküre, Hugh the Drover de Vaughan Williams et Peter Grimes. Il chanta pour la première fois en public le cycle de lieder Die Winterreise de Schubert au Festival du printemps de Guelph, le 9 mai 1979. Il revint au Canada en août pour chanter aux funérailles de l'ancien premier ministre John Diefenbaker à la cathédrale Christ Church d'Ottawa. Il chanta Winterreise au Roy Thomson Hall devant une salle presque comble en 1983 et présenta des récitals à Prince Albert et à Vancouver en 1984. Lors du Festival international de Toronto en 1984, il se produisit dans Die Walküre et Peter Grimes avec le Metropolitan Opera en tournée. En 1985 et 1988, il chanta dans des concerts avec l'*Orchestre symphonique de Kitchener-Waterloo, incluant des actes complets de Die Walküre et de Parsifal. En 1987, Vickers revint chanter au Roy Thomson Hall pour le concert du centenaire du Royal Conservatory of Music of Toronto, et plus tard au Festival du printemps de Guelph. Afin de consacrer plus de temps à sa famille, Vickers a limité ses engagements à soixante-cinq par an après 1966.

      Au sommet de sa carrière, il fut longtemps propriétaire d'une ferme en Ontario et en assurait lui-même la bonne marche entre ses engagements, ceci afin de garder un contact avec des réalités extérieures au monde lyrique. En 1973, il s'est toutefois établi aux Bermudes.

     Vickers inclut un certain nombre d'oeuvres canadiennes dans ses récitals. Il se fit le défenseur des mélodies de Bernard Naylor, et déclara : « J'adore les mélodies de Naylor... Je ne crois pas que le monde soit vraiment prêt pour les mélodies de Naylor, mais un jour son tour viendra » (Music, novembre-décembre 1986). Il reçut une critique favorable pour son interprétation des Six Medieval Love Songs de la compositrice canadienne Jean Coulthard (Globe and Mail, Toronto, 25 avril 1987); il avait enregistré ces dernières et d'autres mélodies canadiennes pour Centredisques en 1985. Vickers prit sa retraite en 1988.

 

Des appréciations de critiques     voir aussi ma page

    Un article du Newsweek (15 mars 1976) traitant des plus grands ténors du monde a dépeint Vickers comme « un Canadien austère et méditatif... mû par une conception protestante du labeur... Il chante d'une voix robuste, avec la même indifférence méprisante pour les frontières musicales et les frontières nationales et une volonté ardente de défier les vilains du répertoire... Le son de sa voix musclée et infatigable est grêle et presque balafré, comme s'il avait été taillé à coups de pic dans une carrière canadienne. Mais c'est une voix qu'il s'est façonnée lui-même et dont les imperfections mêmes, humaines et personnelles, sont en quelque sorte une compensation. Ce qu'il exprime, avec une concentration acharnée, c'est une profonde sensibilité dramatique ». Will Crutchfield déclara dans le New York Times (30 mars 1987) qu'à l'âge de 60 ans, Vickers « peut rendre des phrases longues et soutenues avec une voix pleine de force dans les fa, les sol et les la aigus, sans effort ou fatigue apparente, et il peut l'atténuer... sans que la voix y perde de sa substance. Ce qui n'est pas surprenant, car M. Vickers possède une voix colossale et n'essaie pas d'en démontrer l'amplitude ».

Distinctions

     Jon Vickers a été honoré par plusieurs universités canadiennes. Il a reçu les titres suivants :

Docteur en Droit honoris causa (Saskatchewan 1963),
Docteur en Musique honoris causa (Guelph 1977),
Docteur en Musique honoris causa (Laval 1978),
Docteur en Droit honoris causa (Queen's 1984),
Docteur ès Lettres honoris causa (McMaster 1985),
Docteur en Musique honoris causa (Toronto 1986),
Docteur en Musique honoris causa (Windsor 1989).

    Jon Vickers fut nommé compagnon de l'Ordre du Canada en 1968 et mérita en 1975 un Prix Molson qui lui fut remis à Ottawa le 21 juin 1976. À l'étranger, il remporta l'Evening Standard Award en 1978 pour son interprétation du rôle de Tristan, « réalisation la plus remarquable à l'opéra », et fut élu à l'Academy of Vocal Arts Hall of Fame for Great American Singers en 1985. Il revint au Canada en 1986 à titre de premier Wilma and Clifford Smith Visitor in Music à l'Université de Toronto, donnant des conférences sur Dichterliebe, Winterreise et Peter Grimes dans des salles plus que combles d'étudiants et de mélomanes. En juillet 1991, il donna également une série de trois conférences sur « La contribution de la musique dans la progression de la civilisation » pour le Royal Conservatory of Music of Toronto.

 

ÉCRITS

« Working with Herbert von Karajan », OpCan (déc. 1969).

« On singing Wagner », OpCan (févr. 1970).

 

DISCOGRAPHIE [plus complète que mes miennes discographies à moi -est-ce possible ?- en ce qu'elle donne aussi les vinyles]

Beethoven Fidelio : Orchestre Philharmonia, Klemperer chef d'orchestre 1962; 3-Angel SCL-3625 et 2-EMI CMS-7-69324-2 (CD), (extraits) Angel S-36168 et Angel AV-34003.

- Fidelio : Orchestre philharmonique de Vienne, Karajan chef d'orchestre ; 1962; 3-Movimento Musica 03-014.

- Fidelio : Orchestre philharmonique de Berlin, Karajan chef d'orchestre 1970; 3-Angel SCL-3773 et 2-EMI CMS-7-69290-2 (CD).

- Fidelio : Orchestre du Royal Opera, Covent Garden, Klemperer chef d'orchestre 1961; 2-Melodram MEL-27076.

- IXe Symphonie : OS de Londres, Monteux chef d'orchestre 1958; 2-West WST-234, 2-West WG-8634 et 2-MCA MCAD2-9806 (CD).

- IXe Symphonie : Orchestre de Cleveland, Maazel chef d'orchestre (1979); 8-Columbia M8X-35191 et CBS MK-38868 (CD).

- IXe Symphonie : Orchestre philharmonique de New York, Mehta chef d'orchestre 1983; 2-RCA ARC2-4734 et RCA RCD1-5020.

Berlioz Les Troyens : Orchestre du Royal Opera, Covent Garden, C. Davis chef d'orchestre 1969; 5-Philips 6709-002 et 4-Philips 416-432-2 (CD), (extraits) Philips 6500-161.

Bizet Carmen : Orchestre de l'Opéra de Paris, de Burgos chef d'orchestre(1970); 3-Angel SCL-3767, (extraits) Angel S-36829, Angel AV-34005 et Angel CMS-7-63643-2 (CD).

- Carmen : Orchestre philharmonique de Vienne, Karajan chef d'orchestre1966; Price-Less 1838 et 3-Frequenz CBJ-3 (CD).

Britten Peter Grimes : Orchestre du Royal Opera, Covent Garden, C. Davis chef d'orchestre1978; 3-Philips 6769-014.

Cherubini Medea : Orchestre du Dallas Civic Opera, Rescigno chef d'orchestre1958; 2-Historical Recording Enterprises HRE-358-2 et 2-Melodram MEL-26016 (CD).

- Medea : Orchestre du Royal Opera, Covent Garden, Rescigno chef d'orchestre1959; 3-Foyer FO-1001 et 2-Melodram MEL-26005 (CD).

- Medea : Orchestre et Choeur de La Scala, Schippers chef d'orchestre1961; 4-MRF 102, 3-Fonit Cetra DOC-21 et 2-Hunt CDLSMH-34028 (CD).

First Performance, Lincoln Center for the Performing Arts : Orchestre philharmonique de New York, Bernstein chef d'orchestre1962; 2-Columbia Legacy L2S-1008.

Glick, Morawetz, Coulthard, Kent : Woitach piano; 1973; CBC SM-180, (Glick) 4-ACM 34 (CD).

Haendel Messiah : Royal philharmonique Orchestre, Beecham chef d'orchestre1959; 4-RCA LDS-6409 et 3-RCA AGL3-2444, (extraits) RCA LDS-2447, 2-RCA CRL2-0192 et MET 208 (CD).

Italian Arias : Orchestre de l'Opéra de Rome, Serafin chef d'orchestre (1964); RCA LSC-2741, (sélections) 8-RCA CRM8-5177.

Jon Vickers, Tenor : Bizet, Britten et autres; 195?; Unique Opera ORC-203.

MacMillan, Somers, Coulthard, Ridout, Beckwith, Naylor, Morawetz : Woitach piano; 1985; Centredisques CMC-2185 et RCI 613.

Mahler Das Lied von der Erde : Norman soprano, OS de Londres, Davis chef d'orchestre1981; Philips 6514-112 et Philips 411-474-2 (CD).

Monteverdi L'Incoronazione di Poppea : Rudel chef d'orchestre 1978; 3-Legendary LR-160-3.

Saint-Saëns Samson et Dalila : Orchestre de l'Opéra de Paris, Prêtre chef d'orchestre 1962; 3-Angel SCL-3639 et 2-EMI CDCB-7-47895-8 (CD), (extraits) Angel S-36210 et Angel AV-34052, (« Arrêtez, ô mes frères! ») Angel S-36947.

Scarlatti, Purcell, Dvorák, Beethoven, traditionnel : Barkin piano; 1969; CBC SM-76 et RCI 287.

Schubert Winterreise : Parsons piano; 1983; 2-EMI (France) 173-197-3 (CD).

Strauss Salomé : Orchestre de l'ORTF, Kempe chef d'orchestre 1974; 2-Historical Recording Enterprises HRE-396.

Vaughan Williams Serenade to Music : Orchestre philharmonique de New York, Bernstein chef d'orchestre1962; Columbia MS-7177.

Verdi Aïda : Orchestre de l'Opéra de Rome, Solti chef d'orchestre 1961;3-RCA LSC-6158, 3-London OSA-1393 et 3-London 417-416-2 (CD), (extraits) RCA LSC-2616 et London 421-860-2 (CD), (« Mortal, diletto ai numi ») 4-London OSA-1441, (« Quest'assisa ch'io vesti... Ma tu, Re ») 2-MET 503 (CD).

- Aïda : Orchestre du Royal Opera, Covent Garden, Downes chef d'orchestre1968; 2-Melodram MEL-27019 (CD).

- Aïda (Duo, Acte IV) : Simionato mezzo; 1959?; Legendary LR-147.

- Don Carlos : Orchestre du Royal Opera, Covent Garden, Giulini chef d'orchestre 1958; 3-Paragon DSV-52008 et 3-Legends XLNC-III (cass), (Duos) 3-Melodram 435.

- Macbeth : Orchestre et Choeur  du Royal Opera, Covent Garden, Molinari Pradelli chef d'orchestre 1960; 3-Melodram 435.

- Otello : Orchestre de l'Opéra de Rome, Serafin chef d'orchestre 1960; 3-RCA LDS-6155, 3-RCA AGL3-1969 et 2-RCA 1969-2-RG (CD), (extraits) RCA LSC-2844.

- Otello (« Già nella notte densa ») : De Los Angeles soprano, Rescigno chef d'orchestre 1968; Voce 119 (CD).

- Otello : Orchestre philharmonique de Berlin, Karajan chef d'orchestre 1973; 3-Angel SCLX-3809 et 2-EMI CMS-7-69308-2 (CD), (extraits) EMI CDM-7-63454-2 (CD).

- Requiem : Orchestre New Philharmonia, Barbirolli chef d'orchestre 1969-70; 2-Angel SB-3757, 2-Angel RLB-3201 et 2-EMI CZS7-62892-2 (CD).

Wagner Lohengrin : Orchestre du Festival de Bayreuth, Cluytens chef d'orchestre 1958 ; 3-Myto MCD-89002.

- Parsifal : Orchestre du Festival de Bayreuth, Knappertsbusch chef d'orchestre 1964; 5-Melodram MEL-643.

- Der Ring des Nibelungen : Die Walküre : Orchestre philharmonique de Berlin, Karajan chef d'orchestre (1972); 19-DG-2720-051 et 19-DG 2740-240.

- Tristan und Isolde : Orchestre philharmonique de Berlin, Karajan chef d'orchestre 1972; 5-Angel SEL-3777 et 4-EMI CMS-7-69319-2 (CD).

- Tristan und Isolde : Orchestre du Metropolitan Opera, Leinsdorf chef d'orchestre 1974; 4-Historical Opera Treasures ERR-141.

- Tristan und Isolde : Orchestre de l'ORTF, Böhm chef d'orchestre 1973; 4-Historical Recording Enterprises HRE-359 et 3-Rudolphe RPC-32553-55 (CD).

- Die Walküre : Orchestre philharmonique de Berlin, Karajan chef d'orchestre (1967); 4-DG SLPM-139-226, 5-DG 2713-002 et 4-DG 415-145-2 (CD), (extraits) Deutsche Grammophon 136-435 et Deutsche Grammophon 2537-012, (« Ein Schwert verhiess mir der Vater ») Deutsche Grammophon 2538-244.

- Die Walküre : OS de Londres, Leinsdorf chef d'orchestre 1961; 5-RCA LDS-6706, 5-London OSA-1511 et 3-London 430-391-2 (CD), (« Ein Schwert verhiess mir der Vater ») 3-MET 50, (« Siegmund ! sieh auf mich ! ») 2-MET 405.

- Die Walküre (extraits) : Ehrling chef d'orchestre 1974?; 4-Historical Opera Treasures ERR-141.

- Die Walküre : Orchestre du Festival de Bayreuth, Knappertsbusch chef d'orchestre 1958; 4-Melodram 587, 3-Hunt CDLSMH-34042 et 12-Hunt CDAKR-223 (CD).

Et enfin, tirés de la DISCOGRAPHIE du Choeur Mendelssohn de Toronto, toujours sur le site de la Bibliothèque nationale du Canada

Tribute to Her Majesty Elizabeth II : hymnes de Haendel; orchestre de la Société Radio-Canada, MacMillan chef d'orchestre, Vickers ténor, 1953, Beaver LPS-1002.

Haendel Le Messie : grand orchestre, MacMillan chef d'orchestre, Marshall soprano, Palmateer contralto, Vickers ténor, Milligan basse, Kraus clavecin, 1952, 3-Beaver LPS-001, 3-RCA Victor 6100 et 3-RCA Victor LM-6134, (extraits) Beaver LPS-1003, RCA Victor LBC-1053 et RCA Victor LM-2088.

 

BIBLIOGRAPHIE

Herbert SCHOLDER, « Vickers in American premiere », OpCan (déc. 1964).

Blaik KIRBY, « Vickers : world critics praise him, but Toronto inflic Toronto Symphony scars », Globe and Mail (Toronto, 6 mars 1971).

Eric MCLEAN, « Man on a tightrope » Montreal Star (31 juill. 1971).

Warren Mould, « Controversially speaking : here's Jon Vickers », Sound, II, III (déc. 1971, févr. 1972).

William LITTLER, « Jon Vickers may study as conductor », Toronto Star (22 oct. 1973).

John KRAGLUND, « Vickers criticizes musical nationalism », Globe and Mail (Toronto, 17 janv. 1974).

John ARDOIN, « Jon Vickers », The Tenor, Herbert Breslin dir. (New York 1974).

Claude GINGRAS, « Jon Vickers : l'art rongé par l'envie », La Presse (Montréal, 6 juill. 1975).

Herbert SAAL, « The Puritan and the cavalier », Newsweek (15 mars 1976).

Alan BLYTH, « Knight at the opera », Daily Telegraph (Londres, 26 févr. 1977).

Bruce JOHNSTONE, « Jon Vickers' Home-coming », Fugue (janv. 1978).

Ulla COLGRASS, « In pursuit of truth », Music (août 1979).

Jean-Claude BRARD, « Jon Vickers, un ténor "vaste comme la mer" », Le Droit, (Ottawa, 4 avril 1981).

David CAIRNS, « Jon Vickers », OpCan, XXIII (sept. 1982); réimpr. du Sunday Times Colour Magazine.

Urjo KAREDA, « The Tenor of his time », SatN (mars 1983).

Max LOPPER, « Jon Vickers on Peter Grimes », Opera, XXXV (août 1984).

Will CRUTCHFIELD, « Winterreise receives an operatic performance », New York Times (10 févr. 1985)

Pauline DURICHEN, « Jon Vickers : Canadian tenor finds acclaim on world stage », Kitchener-Waterloo Record (18 avril 1985).

Ulla COLGRASS, « A tenor cast in the heroic mold », Music, IX (nov.-déc. 1986).

Jeannie WILLIAM, « A sense of awe : the career of Jon Vickers as seen in reviews », Opera Q, VII (aut. 1990).

 

FILMOGRAPHIE / VIDÉOGRAPHIE [incomplète]

Pagliacci (Unitel 1970).

Jon Vickers - A Man and His Music (télévision de la Société Radio-Canada (CBC, Canadian Broadcasting Corporation) 1974).

Verdi Otello : Orchestre philharmonique de Berlin, Karajan chef d'orchestre 1974; Unitel/Deutsche Grammophon.

Fidelio : tourné lors du Festival d'Orange, France; 1977; Sunchild Production.

Britten Peter Grimes : télévision de la BBC, Orchestre de la Royal Opera House, Covent Garden, Colin Davis chef d'orchestre 1981; Castle Opera.

Saint-Saëns Samson et Dalila : télévision de la BBC, Orchestre de la Royal Opera House, Covent Garden, Colin Davis chef d'orchestre1981; Castle Opera/Thorn-EMI-HBO.

auteurs : Ruby Mercer (1906-1999)

(Kenneth Winters, Orono, Ontario)

Morrison, Mary Chanteuse de renommée internationale, la soprano Mary Morrison a mené une longue carrière solo et travaillé avec différents orchestres symphoniques et chœurs. Elle a aussi enseigné le chant dans des universités canadiennes et siégé au jury de nombreux concours de musique (source BnC)

 

Toute notre reconnaissance à Ruby
(et Kenneth)
, du bien beau boulot ! 

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