operavivi SUBJECTIVE DISCOGRAPHIE SÉLECTIVE de JON VICKERS

commis le 16/11/03

 

TOP FIVE

       Mon top five  dont le critère est : "ceux pour lesquels on se doit de choisir la version avec Jon Vickers, si on ne peut en avoir qu'une seule" (à moins d'allergie avérée à Jon Vickers mon "Vivi", mais en ce cas, j'me permets un ch'tit avertissement : t'es pas sur le bon site)

Otello, la version Serafin, de très loin la meilleure des 4 que je possède

Fidelio de Klemperer

Peter Grimes de Colin Davis, meilleur que son rival Britten-Pears

Troyens de Colin Davis

Aïda de Georg Solti

(Tristan und Isolde, Horst Stein)

TOP TEN

      Voici mon top ten, dont le critère est le même que précédemment à ce bémol près, on peut avoir une autre version, et même, sinon la préférer à celle avec Jon Vickers mon "Vivi" (), l'aimer autant (voire un chouia plus ? ah, je blasphème, j'en suis blême, problème dont je sortirais même pas indemne, si on me passe ce Stabreim)

Otello Serafin

Fidelio Klemperer

Les Troyens Davis

Aïda Solti

Peter Grimes

Tristan Böhm et Stein (Vienne)

Samson et Dalila Prêtre

Carmen Fruhbeck de Burgos

Salome Kempe

Die Walküre Knappertsbusch

      Rude concurrence que celle de Lauritz Melchior. Qui pourra un jour seulement l'égaler ? Jon Vickers "Vivi" refuse l'affrontement frontal, il est moins, j'allais dire lumineux, jovial, vivant, éclatant de splendeur que Lolo, mais il ne lui cède en rien en poésie. Oserais-je dire que je préfère Vickers ? Bon, j'ose pas, disons ex-aequo au bénéfice de la partialité. Et dans des genres très différents, Vickers est sombre et poétique, Melchior brillant et poétique, Vickers susurre ses pianissimos (non je mettrais pas de i,  et non je ne mange pas des spaghettos) et c'est beau, Melchior les claironne et c'est grand, Vickers hurle ses défis (Wälse) en vrai fils de loup, Melchior les rugit, plus lion que fils de loup. Pour moi le timbre si particulier de Vickers et son vibrato marqué confèrent à son chant une aura de fragilité, je le sens toujours proche de la fêlure, et ça émeut mon cœur de midinette...

Parsifal Knappertsbusch

      D'abord, c'est le dernier du Kna, et rien que pour ça, sans être bêtement sentimental (moi, je le suis) on ne peut s'empêcher d'essuyer une larme, virtuelle ou non. Ensuite, ce rôle que Jon Vickers a refusé de chanter en 59, ne s'estimant pas prêt (voir l'interview d'Éric Dahan à ce sujet), lui convient parfaitement en 64 !

     Et même s'il n'a pas l'âge du rôle (qui l'a ?), il n'a pas à se forcer pour que le refus du péché au deuxième acte ou la compassion fière du troisième acte passent dans son interprétation.

Mes remarques :

       C'est presque un truisme de dire qu'il est le dernier Heldentenor de l'après guerre, le dernier ténor verdien héroïque. Ses compétiteurs actuels pour les Grimes, Parsifal, Otello et autres Radamès, si Jon n'était hors compétition, seraient des Placido Domingo et autres Ben Heppner.

        Malgré un accent qualifié de détestable en allemand (et que je trouve pas bien fameux en français) Jon Vickers alias "Vivi" a  bien servi l'opéra allemand et l'opéra français : nous disposons par le disque de témoignages éclatants de ses prestations des Siegmund, Tristan, Don José, Samson et Énée qui sont parmi ses rôles fétiches.

      Mon Jon Vickers préféré est celui d'Otello et de Fidelio, rôles bien dissemblables, un tyran despotique bourreau de sa femme et un tyrannisé démocratique sauvé par sa femme, personnage secondaire pour Florestan, Leonore-Fidelio occupant très nettement la première place (Florestan est absent du premier acte), personnage omniprésent pour Otello, même s'il n'est qu'un pantin manipulé par Iago.

    Pour connaître presque toute la liste de quelques-uns de mes cidis d'opéra, on peut aller constater sur operaclass (utilisateur : OPERAVIVI - what else?) qu'il n'y a pas que du Parsifal-Wagner ou de l'Otello-Verdi, il y a aussi des Nozze...