operavivi l'opéra enregistré
commis le 15/01/04

     Pour écouter vos CD et disques 33 tours/mn (voire 78 tours/mn), vous bénéficierez des conseils Hi-Fi avinés, euh avisés, de tout un village gaulois sur le forum Haute-Fidélité de Dan.

Charles-Édouard, pour ma part je trouve que le vibrato de Céline
est bien plus émouvant que celui de Lara, quel est votre sentiment ?

dessin de Sempé, les Compositeurs Denoël Melody Master distribution MEDIA D.O.C.

Et pourquoi c'est mieux l'opéra en disque qu'en direct ? Paske.

     Paske l'on écoute quand on est disponible, au moment que l'on choisit, avec possibilité de remettre le morceau que l'on n'a pas bien saisi ou qui nous plait si fort.

     Paske l'opéra que l'on aimerait entendre ne passera peut-être pas à proximité avant 20 ans !

     Paske l'on ne peut plus écouter maintenant Vickers autrement qu'en CD, et que de toute façon arrivé trop tard sur la planète lyrique, je n'ai pu l'écouter sur scène que 3 ou quatre fois (quatre,  je crois).

     Paske Melchior, Flagstad, Lorentz, Hotter et tant d'autres ne chantent plus que dans nos coeurs et nos platines CD ou 33 (78 ?) tours/mn.

    Paske, pour certains (suivez mon regard intérieur), à l'écoute s'ajoute la joie de la possession, de la collection, les CD ou encore plus les vinyles comblent les âmes des ex collectionneurs de soldats de plomb, de figurines ou de vignettes du Tour de France...

    Paske l'on peut mieux faire partager ses impressions, ses joies, ses réserves, ses enthousiasmes à son(ses) co-auditeur(s) qu'à l'opéra où il faut attendre l'entracte et où on ne peut repasser la plage qui fait question, problème ou joie.

    Et puis, si le nombre de films cultes dont on ne pourrait se passer est limité, le nombre d'oeuvres musicales irremplaçables est quasi infini (Le Nozze, Otello, Le Nozze, Cosi, Le Nozze, die Meistersinger, Le Nozze, la 9ème, Le Nozze, Socrate, Le Nozze, ad libitum), et de plus toutes ne sont pas jouées à proximité ou même à distance (en lyrique Les Troyens, Benvenuto Cellini, La damnation pas en concert, sont des choses fort rares, il n'y a jamais eu les 3 en même temps sur les scènes européennes), le prix d'une place de concert et d'opéra n'ont rien à voir avec celui d'une place de cinéma des grandes voix ou de grandes interprétations ne peuvent plus s'écouter que sur un support qu'il soit vinyle ou CD (Vickers, Callas, Gedda, Ghiaurov, Karajan).

     Pour aller au delà de ces réflexions un chouia Café du Commerce (et de l'Harmonie municipale réunis), je vous recommande un écrit d'André Tubeuf, qui, dans Classica (n° 52 de mai 2003), nous donne de fort intéressantes réflexions sur "Le disque une mémoire vive". Il y formule, avec bien plus d'élégance et de pertinence, ce que j'ai tenté d'énoncer ci-dessus, en voici quelques morceaux choisis pour vous donner envie de lire l'intégralité.

Des oeuvres révélées par le disque (titre d'un de ses paragraphes)

     "Le répertoire des concerts était limité à ce qui a une chance publique. Le disque a fait sauter ces limites". Quelle était la chance que j'aurais eu sans le disque d'entendre "Socrate" de Satie, Les Boréades de Rameau, Ivan IV de Bizet ou même Roméo et Juliette de Berlioz ou Il ritorno de Monteverdi ? Et combien d'interprétations différentes de Parsifal ou de Tristan (dont André Tubeuf écrit "que [la] chance statistique de l'entendre live 10 fois dans sa vie est à peu près de zéro") ? Le disque (le CD) nous donne également la possibilité par des écoutes et réécoutes multiples, par des comparaisons, par une écoute attentive, d'augmenter notre savoir musical (et donc notre plaisir) : "La création peut-être, en musique, a chuté. Pas l'écoute. Et l'essentiel ici n'est pas le nombre qui l'a multipliée. C'est l'attention, qui a fait d'elle une faculté encore inconnue aux humains. Veillons bien dessus, discophiles ! C'est un trésor qu'on ne nous prendra plus."
     En un mot, ne nous laissons pas brouiller l'écoute. Désolé...

Démultiplication de la mémoire (autre titre)

    André Tubeuf y évoque l'apport des pirates ou des enregistrements personnels (par exemple à partir de la TSF) :"La technique ayant progressé, l'amateur lui-même a pu capter ses morceaux choisis [...]. Ce présent encore tout chaud, palpitant, ne passera pas, le souvenir égoïste donne matière à disque, ce qu'on appelle piraterie a sauvé le mémorable, elle assure la multiplication de la mémoire".

Et allez voir les rubriques opéra, discographie, œuvres de ce forum génial, si, si, très vivant, et vous verrez que si nous ne prenons pas de plaisir à écouter nos disques et CD, c'est vach'tement bien imité, et qu'en tout cas nous semblons prendre beaucoup de plaisir à en discuter !

Et si vous n'avez pas trouvé votre bonheur dans ce site, désolé, essayez google sur le ouaibe     

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