operavivi petite bibliographie wagnérienne
commis le  11/11/2003



Quelques références bibliographiques

    Le Guide des opéras de Wagner sous la direction de Michel Pazdro, Paris, Fayard, 1988, totalement et absolument indispendablissime, les 84 pages sur Parsifal donnent accès au livret et à sa traduction, "Livret  traduit" par Dominique SILA (indispensable donc, au risque de me répéter, à une époque où les livrets dans les CD, même très onéreux, sont devenus une rareté), à un (savant) "Commentaire" de Fernand Leclercq, à un "répertoire des leitmotive" et à une "Discographie" par Philippe Godefroid, qui en 16 pages offre l'essentiel, dont des commentaires élogieux sur la prestation de Vivi en 64 sous la baguette du Kna.

  DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE WAGNER  Sous la direction de Timothée Picard Actes Sud / Cité de la Musique 2010
2496 pages pour tout savoir sur l'Enchanteur. Son œuvre, l'influence qu'elle a eue, les interprétations qui en ont été faites, avec leur dérives (nazisme), la généalogie de la famille Wagner, le catalogue et plein d'autres trésors qui font de ce petit ouvrage un indispensable livre de chevet. Par ailleurs, les entrées des opéras de Richard sont dotées d'une discographie qui, toute sommaire et limitée aux œuvres les plus classiquement reconnues qu'elle soit, sera utile au débutant ou au chevronné qui veut voir ailleurs si l'herbe est plus verte que sur son favori DVD SACD CD 33 t/mn 78 t/mn (rayer la mention inutile).
Vivi a évidemment droit à son entrée et à un texte élogieux qui signale comme sa meilleure prestation au disque... son Otello avec Serafin. Je ne suis pas loin d'être d'accord...
Comme dans tout bon dictionnaire, c'est un plaisir toujours présent que de naviguer d'une entrée à une autre, et de passer une heure là où l'on pensait consacrer quelques minutes à sa recherche initiale... Quand on ne l'a pas négligée, perdu que l'on est dans ces milliers de pages passionnantes, papillonnant d'une définition courte à une quasi monographie de plusieurs pages.

 RICHARD WAGNER Sa vie Son Oeuvre Son siècle. Martin Gregor-Dellin. traduit de l'allemand par Odile Demange, Jean-Jacques Becquet, Élisabeth Bouillon et Pierre Cadiot. Paris, Librairie Arthème Fayard, 1981. L'ouvrage de référence sur la vie du Génie en 916 pages. Bienveillant sans donner dans l'hagiographie, lucide mais affectueux, documenté, même si l'on regrettera l'bsence d'un catalogue. Souvent lyrique, toujours passionnant, le Gregor-Dellin, on y plonge et on admire, et le biographié et le biographeur.

 Wagner au jour le jour M. Gregor-Dellin Idées/Gallimard Paris 1976 315 pages La vie de Wagner par son spécialiste incontesté  avec, comme dans toute la collection Idées, la présentation "que des faits - et tous les faits." L'auteur se permet quand même quelques remarques, comme sur les amis juifs de Wagner (Lehrs, Tausig) ou sur l'ode "À l'armée allemande devant Paris" cette critique "C’est une ode que Wagner rimaille dans un style à la Beckmesser".

 Parsifal. l'Avant scène janv. fév. 1982 38-39. L’Avant scène Opéra. Évidemment  incontournable, indispensable, indubitable, pas imbitable, e tutti quanti/frutti-able. On peut se le procurer en réimpression laser. La discographie qui date de 1982 (quelle surprise) ne vaut malheureusement pas du tout pour les enregistrements d'oeuvres après 1980 (étonnant, non ?), on y regrette seulement le jugement lapidaire de Pierre Flinois sur la version Kna 64 avec Vivi, P. F. grand viviphobe devant l'Éternel, mais bien intéressant par ailleurs, donc je lui pardonne presque ! On y trouve aussi une interview de Theo Adam et de Jon Vickers, où ce dernier avoue son peu de sympathie (et encore, j'euphémise) pour Parsifal, car il trouve cet opéra pas assez chrétien et trop humaniste, le contraire de Nietzsche, quoi ! On sait qui est le meilleur chanteur des deux, pour le penseur, il ne doit pas y avoir match non plus, nobody's perfect...

    Parsifal. l'Avant scène mars 2003 N° 213. L’Avant scène Opéra. Celui que l'on attendait ! Évidemment il est tout aussi incontournable, indispensable, indubitable, pas imbitable, e tutti quanti/frutti-able que le précédent. Ah, je l'ai déjà dit ! La discographie est toujours de Pierre Flinois, elle est exhaustive au possible et est complétée d'une vidéographie.  Pierre, le brave, l'excellent homme, je l'adore, reconnaît  noblement les immenses qualités de notre Jon Vickers de Vivi ! Je le cite in extenso -sur Vivi : "Et puis il y a Jon Vickers, incroyable de ton (et d'accent, hélas inénarrable), mais aussi d'une présence investie, d'un hors mesure qui fait son personnage majeur. Et vocalement -si l'on aime le timbre, trop mûr pour un "innocent"- splendide. Témoignage unique, et important."

  Parsifal on Record A Discography of Complete Recordings Selections and Excerpts of Wagner's Music Drama. Compiled by Jonathan Brown Greenwood Press, Londres, 152 pages. La partie critique, intéressante et motivée, n'occupe que les 28 pages de l'introduction, le reste de l'ouvrage est consacré (Parsifal ? non, pas de blasphème) à un recensement qui se veut exhaustif des enregistrements en disque 33 tours/mn et CD. Le livre n'est pas complet, il manque le Parsifal de Knappertsbusch à Bayreuth en 1952, c'est absolument inévitable puisqu'il existe sans doute encore des bandes d'enregistrement radiophonique qui dorment dans un studio quelconque, dernier exemple récent (décembre 2002) un enregistrement de la radio de Cologne en 1949 avec Martha Mödl comme seule vedette (voir ici)... Et comment ne pas pardonner à qui écrit "The great performance [il s'agit du Kna 64] comes from Jon Vickers as Parsifal. With his taut, penetrating voice, he is a Parsifal who stumbles into the Grail Kingdom an athletic and wayward youth." Traduction ? Traduction ! La voili, la voilou, dans son éclatante et évidente simplicité : "Vivi est le meilleur !".
Il existe maintenant (2016) une version Kindle sur Amazon, hélas, sans aucune mise à jour.

 WAGNER. La discographie idéale Des oeuvres de jeunesse à Parsifal. Clym. Éditions Ramsay 1982. L'auteur est critique musical, il revendique un lien de disciple à maître avec Antoine Goléa (c'est bien). C'est un admirateur inconditionnel de Karajan (il y a pire, malgré un dénigrement systématique actuellement à la mode), son livre est un peu bavard, très emphatique et malgré tout (ou à cause de cela ?) fort sympathique. Malgré les connaissances réelles de l'auteur (vice-président de l'Académie du disque lyrique, président du Cercle national Wagner), il vaut plus par son entregent, ses anecdotes que par son esprit rationnel ou objectif. La discographie est évidemment limitée aux disques 33 et 78 t/mn et même ainsi, elle n'est pas complète mais elle n'est pas avare en recommandations avisées de "vieilles cires". Deux intéressants entretiens avec Wolfgang Wagner et Herbert von Karajan. Un chapitre de 32 pages, Parsifal superstar, retrace la discographie de Parsifal en s'attardant plus particulièrement sur les prestations du Maître (Ka, pas Kna, hélas !). Pas un mot sur Jon Vivi en Siegmund ou Parsifal, mais l'auteur dit beaucoup de bien de sa prestation en Tristan avec Karajan "Qu'il prononce simplement "Isolde" et c'est un des moments les plus bouleversants de l'histoire du microsillon [et j'y ajouter, sans hésiter, de l'histoire du CD, SACD, DVD]. Personne, même sans doute Lorenz [...] n'avait atteint un tel degré d'émotion. Seul Melchior dans certains bons vieux 78 tours dépassait peut-être Vickers, et encore !" ...

 Bernard SHAW dont les Écrits sur la musique, 1876-1950 (chez Robert Laffont) permettent de se familiariser avec l'oeuvre wagnérienne, le chapitre "Le parfait wagnérien" contient un synopsis intelligent et amusant du Ring où l'on apprend que Shaw appelait le nain Mime Mimile. Un peu d'irrévérence ponctuée de jugements musicaux sûrs (enfin, peut-être pas quand il parle de Saint-Saens ou de Brahms), d'exégèse savante et convaincante (l'un ne va pas toujours avec l'autre), brèfle ce que j'ai tenté de faire pour Parsifal, à de très légères différences près (le talent, le savoir, le style, allez, disons-le, le génie. Chez Shaw. Pas chez moi. Et la francophobie chez lui, pas chez moi. Ah, précisions inutiles ? Skiouzemi...). On y trouve aussi le récit des pérégrinations à Bayreuth de Basseto (le pseudo de Shaw comme critique musical), des appréciations sur Hermann Levi (le chef de Parsifal), la vie de Wagner, son acceptation en Angleterre, le tout écrit par un presque contemporain du Meister, comme l'appelle Shaw.

   PARSIFAL de Richard Wagner Opéra initiatique. Jacques Chailley Buchet/Chastel Paris 1986 Un ouvrage indispensable. L'auteur rapproche Parsifal de la Zauberflöte, y voyant des éléments d'un opéra crypto-maçonnique.

   PARSIFAL Notes sur un film. Hans Jürgen Syberberg  Cahiers du Cinéma. Gallimard Paris 1982 250 pages. Ce livre parle principalement de la genèse du film de Syberberg mais comporte des éléments qui ne peuvent laisser indifférents l'amateur de Parsifal, même s'il n'adhère pas totalement à l'oeuvre du susdit (Parsifal en femme, c'est quand même une idée !).       

   BAYREUTH & WAGNER  cent ans d'images 1876 1976. André Tubeuf. Paris, Jean-Claude Lattés, 158 pages. On peut y trouver des photos des stars wagnériennes d'avant-guerre, pas celles d'Irak, celle d'Afganisthan, celles du Vietnam, celle de Corée, celle de 39-45, non la Grande, la Der des der'. Et puis d'entre les 2 guerres, et puis d'entre d'autres guerres... Des photos aussi de la famille Wagner (avec l'oncle Wolfie - Hitler), de la colline sacrée, des mises en scène de Wieland... 
 

 

 HÉRITAGE DE FEU Souvenir de Bayreuth. Friedlind Wagner et Page Cooper. Traduit de l'anglais par Gilberte Audoin-Dubreuil (1923-1940) Paris, 1947, Plon, 260 pages. A été réédité (préfacé par Pierre Flinois)  sous le titre sans doute plus vendeur "Nuit sur Bayreuth"  (et Friedlind y devient, plus justement, Friedelind). Les rencontres avec l'Onc' Wolfie (Hitler), la découverte dans Mein Kampf du mot prostitution par Friedelind et sa demande innocente d'explication du sens de ce mot lors d'un repas familial valent leur pesant d'arachides...

 Entretiens avec Wieland Wagner. Antoine Goléa. Paris, Éditions Pierre Belfond, 1967, 220 pages. Où l'on voit le génial metteur en scène du Parsifal de la reprise (il en avait tracé des ébauches avant la guerre) parler également de Carmen, de Fidelio, d'Othello (orthographe du livre, mais il s'agit bien de celui de Verdi, pas de celui de Rossini), de Lulu, de Wozzeck, comparer (page 119) Wotan à Wolf : "Wotan, tel un Adolf Hitler d'avant le déluge, prépare un suicide plus ou moins héroïque, en abattant le frêne universel et en en disposant les morceaux tout autour de Walhalla, en vue d'une mort spectaculaire par les flammes, mort qu'il subira effectivement, comme un criminel pleinement responsable de ses actes."  et donner des explications uniques sur Bayreuth, sa fosse d'orchestre et ses chefs sourds aux choeurs :"Knappertsbusch me disait toujours qu'il n'entendait absolument pas les choeurs des hommes de Hagen dans le Crépuscule des dieux, pas plus que les choeurs des chevaliers du Graal, ou de l'arrivée du cygne, dans Lohengrin, et qu'il devait tout deviner d'après les mouvements des lèvres."

Wagner androgyne. Jean-Jacques Nattier. D'après la quatrième de couverture, "retrouve la présence de l'androgynie tout autant dans Tristan et Isolde, dans Parsifal et dans sa manière de concevoir les relations entre le livret et la musique." On y trouve plus sur le Ring que sur Parsifal, mais certaines lignes valent leur pesant de beurre de cacahuètes "Reste l'androgynie de la fin. On l'a dit : c'est une androgynie clairement antisémite, de la pureté et de la régénération, d'où la femme a disparu au profit d'un saint asexué : le royaume des filles-fleurs s'est effondré, Parsifal a repoussé Kundry. Le choeur louant le rédempteur est un choeur mixte, nous dit le compositeur, parce que le Christ n'est "ni homme ni femme". Wagner retrouve ici l'androgynie de l'angélisme".

  ESSAI SUR WAGNER. Theodor W. Adorno. Les essais CXXII nrf Gallimard Paris, 1966, 219 pages.  Peu y est consacré directement à Parsifal (page190-191, à peine une page en tout !), tout ramène à l'auteur de l'immortel chef-d'oeuvre, donc quand même au susdit c.-d'o. L'analyse des œuvres, de la musique de Wagner est souvent (toujours ?) bonne, si la conclusion est toujours partiale, dogmatique, tellement marxiste...

  Richard Wagner et ses héros transfigurés. Laurence Latty. Paris, Les Éditions de la Mezzanine, Mélomanes, 2001, 185 pages. Jungienne, l'auteure apporte un éclairage particulier aux héros à Richard, dont 20 pages à Parsifal.

  RICHARD WAGNER ET SON OEUVRE POÉTIQUE DEPUIS RIENZI JUSQU'A PARSIFAL [typographie respectée, y compris la faute d'orthographe A au lieu de À]. Judith Gautier Charavay Frères Éditeurs, Paris, 1882. Judith Gautier (1845-1917), la fifille à Théo et l'épouse à Catulle Mendès, adoratrice de Richard et pourvoyeuse du susdit en plaisirs variés, balades sur le lac, parfums de cocotte, étoles, soieries (et plus si affinités ? on ne sait pas vraiment si ce fut plato- ou plutôt-nique - désolé...) se livre en fait à un "racontage" de l'action et des dialogues des différentes oeuvres lyriques de Richard W. dans un  style qui me semble très daté, et, à vrai dire, chiant. La première partie, où elle relate l'histoire de sa relation (édulcorée-auto-censurée ?) avec le Génie et sa Sainte Famille (y compris beau-papa Liszt) est plus beaucoup plus amusante et intéressante pour l'amateur wagnérien, ce qui nous le rend recommandable et recommandé mais, sauf erreur ou réédition récente, à dénicher en occasion...

 LE WAGNER DE PARSIFAL de  Gabriel Bernard Albert MÉRICANT Éditeur Paris 1914
Ce livre, que j'ai acheté d'occasion, œuf corse, non coupé retrace assez
sommairement en ses 320 pages  la biographie de l'Enchanteur, la genèse et le synopsis de l'œuvre. Il vaut surtout à mes yeux par ses illustrations, caricatures de Wagner, dessins préparatoires de la représentation de Paris, photos d'interprètes en costume (et quels costumes !), critiques de presse après la générale du 1er janvier 1914. Aussi, quelques anecdotes réjouiront, même si elles sont le plus souvent déjà connues du wagnérien patenté (pas tenté ? ça n'existe pas, en wagnérien, ça...). Vraies ou fausses, un chapitre entier leur est consacré.

 RICHARD WAGNER. Jacques Bourgeois. Plon, Paris, 1959, 239 pages Comme dans le cochon, tout y est bon. Mais plus intéressantes encore pour l'amateur parsifalien sont les 25 pages que JB consacre à Parsifal dans son livre, tout également recommandable et recommandé mais, sauf erreur ou réédition récente, à dénicher en occasion.

 Wagner obliques Numéro spécial dirigé par Yvonne Caroutch, Paris, 4ème trimestre 1979. On y trouvera une contribution de Boulez "Chemins vers Parsifal" qu'il faudrait citer en entier tellement elle est pertinente, texte qui fait partie du livret de l'édition vinyle (DGG) de son Parsifal 1970 et aussi de nombreuses lettres de Wagner, le texte de sa "farce" francophobe La Capitulation, des considérations d'Antoine Goléa (vous savez le critique "violoniste raté" à l'oreille absolue qui a fait notre bonheur sur France Musique les dimanches après-midi des années 70) sur la poésie wagnérienne, le Stabreim, la métrique, etc. Dans un des articles, Chailey expose et enrichit son argumentation rapprochant Parsifal de la Flûte. Bref, à se procurer.

Sur Richard Wagner. Charles Baudelaire. Paris, Les belles lettres. 1994,146 pages. Comme son nom ne l'indique pas, on y trouve aussi un texte de Gérard de Nerval intitulé "Lorely -sic- extraits. Les fêtes de Weimar. Le Prométhée. Lohengrin", un de Gautier, le papa à Judith "Sur Tannhäuser" et un de Champfleury "Richard Wagner". C'est Baudelaire qui écrit le texte le plus intéressant, on s'étonne de sa perspicacité wagnérienne et l'on regrette amèrement qu'il n'ait pu jouir de Parsifal (en tout bien, tout honneur) et donc de ne pouvoir bénéficier de son interprétation du sacré drame...

 Wagner à Paris (1839-1900), Danièle Pistone in Revue internationale de musique française, février 1980, n°1 pages 7 à 84. Un panorama exhaustif de l'accueil des opéras de Wagner en France avant et après la guerre de 1870 avec une très abondante bibliographie de 11 pages !

 Le cas Wagner suivi de Nietzsche contre Wagner. Nietzsche, traduction française de Jean-Claude Hémery. ¨Paris, folio essais, 1991. 165 pages. Où l'on lit tout ce que Nietzsche reproche à Wagner, un "décadent", son côté allemand-"teuton", son allégeance dans Lohengrin et dans Parsifal ("C'est une oeuvre mauvaise") au christianisme, son éloge de la chasteté, e tutti frutti. Certes, come propos peu amènes, l'ami Friedrich y va fort, qui écrit :"Wagner est-il un homme ou une épidémie ? Il a rendu la musique gravement malade." ou quand il enfonce le clou : «Il est une évidence qui me semble primordiale: l'art de Wagner est malade. Les problèmes qu'il porte à la scène, de purs problèmes d'hystériques; ce que sa passion a de convulsif, sa sensibilité d'exacerbé, son goût qui exigeait des piments toujours plus forts, son instabilité qu'il déguisait en autant de principes, enfin, et ce n'est pas le moindre symptôme, le choix de ses héros et héroïnes, considérés comme types physiologiques (une vraie galerie de malades!), bref, tout cela forme un tableau clinique qui ne permet pas le moindre doute: Wagner est une névrose.» Mais il n'est quand même pas difficile de déceler tout ce qui reste de passion derrière la déception... Il suffit de lire la conclusion de l'avant-propos : "Je comprends parfaitement qu'un musicien puisse dire aujourd'hui : "Je déteste Wagner, mais je ne supporte plus aucune autre musique"... Mais je comprendrais aussi un philosophe qui dirait : "Wagner résume la modernité. Rien n'y fait, il faut commencer par être wagnérien..."

 RICHARD WAGNER ET SON OEUVRE POÉTIQUE DEPUIS RIENZI JUSQU'A PARSIFAL Judith Gautier Charavay Frères Éditeurs, Paris, 1882. Judith Gautier (1845-1917), la fifille à Théo et l'épouse à Catulle Mendès, adoratrice de Richard et pourvoyeuse du susdit en plaisirs variés (parfums de cocotte, étoles, soieries et plus si affinités) se livre en fait à un "racontage" de l'action et des dialogues des différentes oeuvres lyriques de Richard W. dans un  style qui me semble très daté, et, à vrai dire, chiant. La première partie, où elle relate l'histoire de sa relation (édulcorée-auto-censurée ?) avec le Génie et sa Sainte Famille (y compris beau-papa Liszt) est plus beaucoup plus amusante et intéressante pour l'amateur wagnérien.

 WAGNER. Marcel Schneider. Éditions du Seuil, 1989 (première édition 1960), 185 pages.
L'ouvrage académique d'un académicien...

 WAGNER ET LA FRANCE Martine Kahane et Nicole Wild Paris, Herscher Bibliothèque nationale, Paris / Théâtre national de l'Opéra de Paris, 1983, 176 pages. Ce livre richement illustré de caricatures et dessins d'époques est le super catalogue de l'exposition "Wagner et la France" qui a été présentée à Paris du 26 octobre 1983  au 26 janvier 1984 par le TNOP associé à la BNF. Il illustre les relations houleuses entre les deux parties, pour Wagner amour déçu et vexé donc changé en francophobie affichée, pour la France (surtout pour Paris en fait) incompréhension de la majorité et soutien inconditionnel de certains avant-gardistes (dont Baudelaire) et après la guerre de 1870, soutien maintenu le plus souvent après la défaite de la France face à un antigermanisme virulent et très répandu.

 Cosima la sublime. Françoise Giroud. Paris, Pocket Fayard-Plon, 1998. Une réhabilitation féministe de la fille de Liszt, deuxième femme de Wagner, matriarche (1837-1930) à la poigne de fer, née française et morte allemande francophobe, presque aussi antisémite que Hitler, à la solution finale près. Se lit facilement 282 petites pages et en très gros caractères mais convaincra sans doute plus difficilement...

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Melchior, le plus beau des Siegfried