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Bernard SHAW dont les
Écrits sur
la musique, 1876-1950 (chez Robert Laffont) permettent de se familiariser avec l'oeuvre wagnérienne, le chapitre Le parfait wagnérien contient un synopsis intelligent et amusant du Ring où l'on apprend que Shaw appelait le nain Mime Mimile. Un peu d'irrévérence ponctuée de jugements musicaux sûrs, d'exégèse savante et convaincante (l'un ne va pas toujours avec l'autre), brèfle ce que j'ai tenté de faire pour Parsifal, à de très légères différences près (le talent, le savoir, le style, allez, disons-le, le génie. Chez Shaw. Pas chez moi. Ah, une précision inutile ? Skiouzemi...). On y trouve aussi le récit des pérégrinations à Bayreuth de Basseto (le pseudo de Shaw comme critique musical), des appréciations sur Hermann Levi (le chef de Parsifal), la vie de Wagner, son acceptation en Angleterre, le tout écrit par un quasi contemporain du Meister, comme l'appelle Shaw.
Le Guide des opéras de Wagner sous
la direction de Michel Pazdro, Paris, Fayard, 1988, totalement et
absolument indispendablissime, les 84 pages sur Parsifal donnent accès
au livret et à sa traduction, "Livret traduit"
par Dominique SILA (indispensable donc, au risque de me répéter,
à une époque où les livrets dans les CD, même
très onéreux, sont devenus une rareté), à
un (savant) "Commentaire" de Fernand Leclercq, à
un "répertoire des leitmotive" et à une "Discographie"
par Philippe Godefroid, qui en 16 pages offre l'essentiel, dont des
commentaires élogieux sur la prestation de Vivi en 64 sous
la baguette du Kna.
Parsifal. l'Avant scène janv. fév. 1982 38-39. L’Avant scène Opéra. Évidemment tout aussi incontournable, indispensable, indubitable, pas imbitable, e tutti quanti/frutti-able. On peut se le procurer en réimpression laser. La discographie qui date de 1982 (quelle surprise) ne vaut malheureusement pas du tout pour les enregistrements d'oeuvres après 1980 (étonnant, non ?), on y regrette seulement le jugement lapidaire de Pierre Flinois sur la version Kna 64 avec Vivi, P. F. grand viviphobe devant l'Éternel, mais bien intéressant par ailleurs, donc je lui pardonne presque ! On y trouve aussi une interview de Theo Adam et de Jon Vickers, où ce dernier avoue son peu de sympathie (et encore, j'euphémise) pour Parsifal, car il trouve cet opéra pas assez chrétien et trop humaniste, le contraire de Nietzsche, quoi ! On sait qui est le meilleur chanteur des deux, pour le penseur, il ne doit pas y avoir match non plus, nobody's perfect... Parsifal. l'Avant scène mars 2003 N° 213. L’Avant scène Opéra. Celui que l'on attendait ! Évidemment il est tout aussi incontournable, indispensable, indubitable, pas imbitable, e tutti quanti/frutti-able que le précédent. Ah, je l'ai déjà dit ! La discographie est toujours de Pierre Flinois, elle est exhaustive au possible et est complétée d'une vidéographie. Pierre, le brave, l'excellent homme, je l'adore, reconnaît noblement les immenses qualités de notre Jon Vickers de Vivi ! Je le cite in extenso -sur Vivi "Et puis il y a Jon Vickers, incroyable de ton (et d'accent, hélas inénarrable), mais aussi d'une présence investie, d'un hors mesure qui fait son personnage majeur. Et vocalement -si l'on aime la timbre, trop mûr pour un "innocent"- splendide. Témoignage unique, et important."
Parsifal on Record A Discography of Complete Recordings Selections
and Excerpts of Wagner's Music Drama. Compiled
by Jonathan Brown Greenwood Press, Londres, 152 pages.
La partie critique, intéressante et motivée, n'occupe
que les 28 pages de l'introduction, le reste de l'ouvrage est consacré
(Parsifal ? non, pas de blasphème) à un recensement
qui se veut exhaustif des enregistrements en disque 33 tours/mn et
CD. Le livre n'est pas complet, il manque le Parsifal de Knappertsbusch
à Bayreuth
en 1952, c'est absolument inévitable puisqu'il existe sans
doute encore des bandes d'enregistrement radiophonique qui dorment
dans un studio quelconque, dernier exemple récent (décembre
2002) un enregistrement de la radio de Cologne
en 1949 avec Martha Mödl comme seule vedette (voir
ici)...
PARSIFAL de Richard Wagner Opéra initiatique. Jacques Chaillet Buchet/Chastel Paris 1986 Un ouvrage indispensable.
PARSIFAL Notes sur un film.
Hans Jürgen Syberberg Cahiers du Cinéma. Gallimard
Paris 1982 250 pages. Ce livre parle principalement de la genèse du
film de Syberberg mais comporte des éléments qui ne peuvent laisser
indifférents l'amateur de Parsifal, même s'il n'adhère pas totalement
à l'oeuvre du susdit (Parsifal en femme, c'est quand même une idée
!).
BAYREUTH & WAGNER cent ans d'images 1876 1976. André Tubeuf. Paris, Jean-Claude Lattés, 158 pages. On peut y trouver des photos des stars wagnériennes d'avant-guerre, pas celles d'Irak, celle d'Afganisthan, celles du Vietnam, celle de Corée, celle de 39-45, non la Grande, la Der des der'. Et puis d'entre les 2 guerres, et puis d'entre d'autres guerres... Des photos aussi de la famille Wagner (avec l'oncle Wolfie - Hitler), de la colline sacrée, des mises en scène de Wieland... HÉRITAGE DE FEU Souvenir de Bayreuth. Friedlind Wagner et Page Cooper. Traduit de l'anglais par Gilberte Audoin-Dubreuil (1923-1940) Paris, 1947, Plon, 260 pages. A été réédité (préfacé par Pierre Flinois) sous le titre sans doute plus vendeur "Nuit sur Bayreuth" (et Friedlind devient Friedelind). Les rencontres avec l'Onc' Wolfie (Hitler), la découverte dans Mein Kampf du mot prostitution par Friedlind et sa demande innocente d'explication du sens de ce mot lors d'un repas familial valent leur pesant d'arachides... Entretiens avec Wieland Wagner. Antoine Goléa. Paris, Éditions Pierre Belfond, 1967, 220 pages. Où l'on voit le génial metteur en scène du Parsifal de la reprise (il en avait tracé des ébauches avant la guerre) parler également de Carmen, de Fidelio, d'Othello (orthographe du livre, mais il s'agit bien de celui de Verdi, pas de celui de Rossini), de Lulu, de Wozzeck, comparer (page 119) Wotan à Wolf : "Wotan, tel un Adolf Hitler d'avant le déluge, prépare un suicide plus ou moins héroïque, en abattant le frêne universel et en en disposant les morceaux tout autour de Walhalla, en vue d'une mort spectaculaire par les flammes, mort qu'il subira effectivement, comme un criminel pleinement responsable de ses actes." et donner des explications uniques sur Bayreuth, sa fosse d'orchestre et ses chefs sourds aux choeurs :"Knappertsbusch me disait toujours qu'il n'entendait absolument pas les choeurs des hommes de Hagen dans le Crépuscule des dieux, pas plus que les choeurs des chevaliers du Graal, ou de l'arrivée du cygne, dans Lohengrin, et qu'il devait tout deviner d'après les mouvements des lèvres." Wagner androgyne. Jean-Jacques Nattier. D'après la quatrième de couverture, "retrouve la présence de l'androgynie tout autant dans Tristan et Isolde, dans Parsifal et dans sa manière de concevoir les relations entre le livret et la musique." On y trouve plus sur le Ring que sur Parsifal, mais certaines lignes valent leur pesant de beurre de cacahuètes "Reste l'androgynie de la fin. On l'a dit : c'est une androgynie clairement antisémite, de la pureté et de la régénération, d'où la femme a disparu au profit d'un saint asexué : le royaume des filles-fleurs s'est effondré, Parsifal a repoussé Kundry. Le choeur louant le rédempteur est un choeur mixte, nous dit le compositeur, parce que le Christ n'est "ni homme ni femme". Wagner retrouve ici l'androgynie de l'angélisme". |
ESSAI SUR WAGNER. Theodor W. Adorno. Les essais CXXII nrf Gallimard Paris, 1966, 219 pages. Peu y est consacré directement à Parsifal (page190-191, à peine une page en tout !), tout ramène à l'auteur de l'immortel chef-d'oeuvre, donc quand même au susdit c.-d'o. Richard Wagner et ses héros transfigurés. Laurence Latty. Paris, Les Éditions de la Mezzanine, Mélomanes, 2001, 185 pages. Jungienne, l'auteure apporte un éclairage particulier aux héros à Richard, dont 20 pages à Parsifal. WAGNER. La discographie idéale Des oeuvres de jeunesse à Parsifal. Clym. Éditions Ramsay 1982. L'auteur est critique musical, il revendique un lien de disciple à maître avec Antoine Goléa (c'est bien). C'est un admirateur inconditionnel de Karajan (il y a pire, malgré un dénigrement systématique actuellement à la mode), son livre est bavard, emphatique et malgré tout (ou à cause de cela ?) sympathique. Malgré les connaissances réelles de l'auteur (vice-président de l'Académie du disque lyrique), il vaut plus par ses anecdotes que par son esprit rationnel ou objectif. Un chapitre de 32 pages, Parsifal superstar, retrace la discographie de Parsifal en s'attardant plus particulièrement sur les prestations du Maître (Ka, pas Kna, hélas !). Pas un mot sur Jon Vivi. Enfin... RICHARD WAGNER ET SON OEUVRE POÉTIQUE DEPUIS RIENZI JUSQU'A PARSIFAL [typographie respectée, y compris la faute d'orthographe A au lieu de À]. Judith Gautier Charavay Frères Éditeurs, Paris, 1882. Judith Gautier (1845-1917), la fifille à Théo et l'épouse à Catulle Mendès, adoratrice de Richard et pourvoyeuse du susdit en plaisirs variés, balades sur le lac, parfums de cocotte, étoles, soieries (et plus si affinités ? on ne sait pas vraiment si ce fut plato ou plutôt-nique -désolé...) se livre en fait à un "racontage" de l'action et des dialogues des différentes oeuvres lyriques de Richard W. dans un style qui me semble très daté, et, à vrai dire, chiant. La première partie, où elle relate l'histoire de sa relation (édulcorée-auto-censurée ?) avec le Génie et sa Sainte Famille (y compris beau-papa Liszt) est plus beaucoup plus amusante et intéressante pour l'amateur wagnérien, ce qui nous le rend recommandable et recommandé mais, sauf erreur ou réédition récente, à dénicher en occasion... RICHARD WAGNER. Jacques Bourgeois. Plon, Paris, 1959, 239 pages Comme dans le cochon, tout y est bon. Mais plus intéressantes encore pour l'amateur parsifalien sont les 25 pages que JB consacre à Parsifal dans son livre, tout également recommandable et recommandé mais, sauf erreur ou réédition récente, à dénicher en occasion. Wagner obliques Numéro spécial dirigé par Yvonne Caroutch, Paris, 4ème trimestre 1979. On y trouvera une contribution de Boulez "Chemins vers Parsifal" qu'il faudrait citer en entier tellement elle est pertinente, texte qui fait partie du livret de l'édition vinyle (DGG) de son Parsifal 1970 et aussi de nombreuses lettres de Wagner, le texte de sa "farce" francophobe La Capitulation, des considérations d'Antoine Goléa (vous savez le critique "violoniste raté" à l'oreille absolue qui a fait notre bonheur sur France Musique les dimanches après-midi des années 70) sur la poésie wagnérienne, le Stabreim, la métrique, etc. Bref, à se procurer. Sur Richard Wagner. Charles Baudelaire. Paris, Les belles lettres. 1994,146 pages. Comme son nom ne l'indique pas, on y trouve aussi un texte de Gérard de Nerval intitulé "Lorely -sic- extraits. Les fêtes de Weimar. Le Prométhée. Lohengrin", un de Gautier, le papa à Judith "Sur Tannhäuser" et un de Champfleury "Richard Wagner". C'est Baudelaire qui écrit le texte le plus intéressant, on s'étonne de sa perspicacité wagnérienne et l'on regrette amèrement qu'il n'ait pu jouir de Parsifal (en tout bien, tout honneur) et donc de ne pouvoir bénéficier de son interprétation du sacré drame... Wagner à Paris (1839-1900), Danièle Pistone in Revue internationale de musique française, février 1980, n°1 pages 7 à 84. Un panorama exhaustif de l'accueil des opéras de Wagner en France avant et après la guerre de 1870 avec une très abondante bibliographie de 11 pages ! Le cas Wagner suivi de Nietzsche contre Wagner. Nietzsche, traduction française de Jean-Claude Hémery. ¨Paris, folio essais, 1991. 165 pages. Où l'on lit tout ce que Nietzsche reproche à Wagner, son antisémitisme, son allégeance dans Parsifal ("C'est une oeuvre mauvaise) au christianisme, mais où il n'est pas difficile de déceler tout ce qui reste de passion derrière la déception... PARSIFAL
de Richard Wagner Opéra initiatique. Jacques
Chaillet Buchet/ Chastel Paris 1986 Richard Wagner. Jacques Bourgeois Plon, Paris, 1959, 239 pages. RICHARD WAGNER ET SON OEUVRE POÉTIQUE DEPUIS RIENZI JUSQU'A PARSIFAL Judith Gautier Charavay Frères Éditeurs, Paris, 1882. Judith Gautier (1845-1917), la fifille à Théo et l'épouse à Catulle Mendès, adoratrice de Richard et pourvoyeuse du susdit en plaisirs variés (parfums de cocotte, étoles, soieries et plus si affinités) se livre en fait à un "racontage" de l'action et des dialogues des différentes oeuvres lyriques de Richard W. dans un style qui me semble très daté, et, à vrai dire, chiant. La première partie, où elle relate l'histoire de sa relation (édulcorée-auto-censurée ?) avec le Génie et sa Sainte Famille (y compris beau-papa Liszt) est plus beaucoup plus amusante et intéressante pour l'amateur wagnérien. RICHARD WAGNER Sa vie Son Oeuvre Son siècle. Martin Gregor-Dellin. traduit de l'allemand par Odile Demange, Jean-Jacques Becquet, Élisabeth Bouillon et Pierre Cadiot. Paris, Librairie Arthème Fayard, 1981. L'ouvrage de référence sur la vie du Génie en 916 pages. Le Gregor-Dellin, on y plonge et on admire, et le biographié et le biographeur. WAGNER. Marcel Schneider. Éditions du Seuil, 1989 (première édition 1960), 185 pages. WAGNER ET LA FRANCE Martine Kahane et Nicole Wild Paris, Herscher Bibliothèque nationale, Paris / Théâtre national de l'Opéra de Paris, 1983, 176 pages. Ce livre richement illustré de caricatures et dessins d'époques est le super catalogue de l'exposition "Wagner et la France" qui a été présentée à Paris du 26 octobre 1983 au 26 janvier 1984 par le TNOP associé à la BNF. Il illustre les relations houleuses entre les deux parties, pour Wagner amour déçu et vexé donc changé en francophobie affichée, pour la France (surtout pour Paris en fait) incompréhension de la majorité et soutien inconditionnel de certains avant-gardistes (dont Baudelaire) et après la guerre de 1870, soutien maintenu le plus souvent après la défaite de la France face à un antigermanisme virulent et très répandu. Cosima la sublime. Françoise Giroud. Paris, Pocket Fayard-Plon, 1998. Une réhabilitation féministe de la fille de Liszt, deuxième femme de Wagner, matriarche (1837-1930) à la poigne de fer, née française et morte allemande et protectice-protégée de Hitler. Se lit facilement 282 petites pages et en très gros caractères mais convaincra sans doute plus difficilement... |
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Melchior, le plus beau des Siegfried