operavivi   la Callas et les Normas

commis le 12/11/03

 




Maria et la Norma

bibliographie

discographie

Lucia de Lammermoor

Callas et Jon Vickers "Vivi"

Maria et la Norma

         Les Norma de Callas ? S’il est une discographie qui s’impose, c’est bien celle-ci !
           La Callas, la cantatrice la plus célèbre au monde avec la Castafiore ! Et la Callas dans Norma, l’opéra de bel canto le plus populaire (si l’on peut dire, car Verdi, Puccini sont plus populaires que Bellini, Donizetti et consorts –non, pas toi, Philip) !
         Certes, il est de bon ton de dénigrer ses qualités, ça fait connaisseur de lui préférer la Tebaldi ou Sutherland, de gloser sur son vibrato trop prononcé à la fin de sa carrière, de moquer ses différentes voix, etc. Tout ça, c’est de la merde de snob au sens étymologique, sans noblesse, vraiment ! La Callas, comme chanteuse, comme actrice, comme femme, on n’en voit pas deux par siècle, na ! et bien heureux quand il y en a une !
En septembre 2000, Opéra international (mâtin, quel journal !) avait publié un sondage sans prétention, réalisé auprès de ses lecteurs ; j’en avais à l’époque causé brièvement (…). Son intérêt n’est pas scientifique, l’échantillon n’est représentatif que de lui-même, notables ou assimilés, quand même 50 brouzoufs le numéro, sans doute plus provinciaux que parisiens, connaisseurs (mais pas trop ! dans l‘éditorial du même numéro, Sergio Segalini note « Une absence remarquée, celle de Vickers, peut-être le dernier ténor héroïque du siècle », le peut-être est bien sûr de trop), conservateurs (les 5 plus grands chefs d’après guerre : Karajan, Abbado, Muti, Böhm, Giulini), mais, avec quelques bémols, son jugement est à prendre en compte.
           La plus grande cantatrice du siècle pour l’après guerre y est donc Callas avec 92 % (la deuxième Sutherland est à 57 %, la première avant guerre, Flagstad ne « fait » que 67 %) et l’enregistrement de Norma (de Serafin Callas EMI) y est classé 5ème (premier Tosca-De Sabata-Callas EMI) des dix plus grandes intégrales d’opéra du siècle. C’est d’ailleurs le seul représentant du bel canto (ou l’un des deux seuls si l’on y inclut Il viaggio a Reims d’Abbado/DG, avant dernier). Notons que Norma est donné par cette enquête lecteurs comme le 3ème des dix plus grands opéras de l’histoire (1er Don Giovanni, 2ème Tristan).
       Callas a chanté Norma au disque une bonne dizaine de fois en y incluant les pirates, tous n'ont pas été repiqués entièrement ou même pas du tout en CD (cf. sa discographie complète sur
       et sur
       et pour commander les fameux CD argentins de Divina Records sur :
           Et encore on ne compte pas les airs de concert, pas un concert de la Divina qui se tienne sans Casta diva !
         Dès 1949, elle l'enregistre, ce Casta diva et donne d'autres airs de Norma avec Serafin comme chef déjà (prises au célèbre Teatro Colon à Buenos Aires du 06/17/1949, disponible avec des extraits de Tristan et des Puritani « MARIA CALLAS IL PRIMO DISCO » sous la référence Cetra 8573-80575-2 ou chez Divina), sa première intégrale est un « sur le vif » de 1950 à Mexico et elle a donné pour la première fois Norma à Garnier en 1964, à la fin de sa carrière (on a trouvé cette perle dans la presse –ah, ces journalistes !- « la Divine va chanter l’Anormale à l’Opéra ») et ses dernières représentations de Norma, toujours à Garnier en 1965.
 

 

Bibliographie

       BLYTH Alan Opera on CD The essential guide to the best CD recordings of 100 operas 1993

      HAYLOCK Julian & WAUGH Alexander OPERA on CD 1995. 1995 (quelle coïncidence)

     TUBEUF André Discographie comparée L’Avant-Scène Norma sept-oct. 1980 n°28 pp106-109

      SEGALINI Sergio Norma toujours vivante. Opéra International, juin 2000, n°247 , pp 66-70

       GRAEME Roland Norma (1831) in The Metropolitan Guide to Recorded Opera de GRUBER Paul 1993 pp 21-28

       Gramophone Opera Good CD Guide 1998

       Ainsi que plus anecdotiquement l’excellent livre (sauf pour le choix discographique qui n’est pas à mon avis son point fort) de Marie Christine Vila Quatre siècles d’opéra 140 œuvres lyriques de la Renaissance à nos jours, 2000 et le Guide des CD récompensés de Biojout et Fardet, édition 2002, 2001 (pas de coïncidence, cette fois).

        Pour en savoir plus sur la Norma, voir ici.

       Vous trouverez ma discographie en tableau en cliquant ci dessous :

discographie

       Et sous la plume (le clavier) de Jérôme Royer, Yonel Buldrini et Yann Manchon vous trouverez une super :

discographie de Norma sur Forum Opéra.

        Ne peut qu'être excellente une discographie où ce très excellent Yann Manchon écrit : "Jon Vickers est un Pollione de grande classe, grand et puissant, avec toute l'autorité nécessaire dans l'accent. Son phrasé est exemplaire, même si son timbre particulier ne sert pas toujours la verve naturelle de son personnage."

        Les trois acolytes cisèlent la critique de 32 versions commercialisées en CD, plus quelques DVD, plus quelques enregistrements privés, un travail d'orfèvre. Parmi les 6 Norma Callas dépiautées, sa préférée est la version Votto : "s'il est une Norma de Maria Callas qu'il faut posséder, c'est bien celle-là !"

Bonus

Lucia di Lammermoor de Donizetti, quelques mots sur Callas/Lucia au disque, c'est çà le bonus

        Lucia, c'est Callas, mais on a le choix, Karajan 55, Serafin 53 & 59.

         Elle y a trusté les récompenses comme personne, écrasant sa rivale d'enregistrement Dame Joan Sutherland :

Diapason d'Or
Timbre de Platine d'Opéra international
R10 de Répertoire
Choc du Monde de la M. (ouais, c'est lourd).
Recommandation de "Opera on CD 95" (version Karajan).
Premier choix de "Opera on CD" d'Alan Blyth (même version).
Seul choix de M.C. Vila (Quatre siècles d'Opéra).
Deux premiers choix sur 3 de "Opera Good CD Guide" (1 Karajan, 2 Serafin 59, le choix 3 est Lopez-Corbos et Caballé !)

        Commentaires emphatiques de "The Metropolitan Opera- Guide to Recorded Opera" pour les 3 versions ("the epitome of the tragic heroine"), alors que Sutherland 1961 suscite de menues réserves page 117, "The excitement of S.'s performance comes from virtuosity and beauty of tone, rather than color and expressivity. [...] she focused on sound with little regard of the power of language, and her middle voice tended to be hooty. [...] Despite these drawbacks,... ", réserves que l'on pourrait encore lire entre les lignes pour sa version de 1971(Covent Garden), page 118, "but virtuosity is more at the service of the drama this time around. [...] Although Sutherland's caracterization is not profounds, [...]"

Callas, Callas, Callas !

  PS : et faut pas qu'il y ait match pour que des amerloques et des angliches choisissent une métèque plutôt qu'une enfant du pays (OK, Dame Joan est australienne, mais si on peut plus être de mauvaise foi sur son propre site !).


Et si vous n'avez pas trouvé votre bonheur dans ce site, désolé,
essayez google sur le ouaibe 
       

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        Callas tête d'affiche pour Medea avec Vickers à Dallas