une ébauche de discographie critique des Noces de Figaro

commis le 28/08/2003

I Préliminaires sur la discographie (voir aussi bibliographie discographique)

I1 Avertissement tout aussi préliminaire

Au pluriel, si, si ! on dit qu’en certains cas, c’est le(s) préliminaire(s) le meilleur (cf. l’escalier…). Dans mon cas, c’est à voir, donc si vous êtes pressés, sautez ce chapitre !

I2 Limites du genre

I21 limites dans le principe

     Il est évident qu’aucune bonne ( ?) discographie ne propose un classement (à supposer que vous classiez les compositeurs par ordre de mérite, pouah, classeriez-vous vos enfants ?) et puis quel critère de l’échelle de Richter des émotions vous paraîtra le plus adapté ?

     Le plaisir ? ça paraît évident, mais il est des fois où un bon calendos avec un rouge honnête m’a procuré un plaisir plus intense que la dégustation d’un plat chez Lucas-Carton, vais-je pour autant classer Monsieur Président (j’en mange pas, c’est juste pour dire) avant Monsieur Senderens ? Nous avons tous des plaisirs canailles, presque un peu honteux, pour un ce sera des bonbecs industriels tout gluants, pour un autre un MacDo, ou un film de Mel Brooks, ou une BD bien crade à la Vuillemin, donc le plaisir n’est pas le critère absolu que l’on pourrait penser.

     Alors quel autre ? l’opinion de ceux qui savent ? tiens, un peu que je vais confier mes Noces chéries à des inconnus sous prétexte qu’ils sont des pro ou presque… déjà que ces crétins de professeurs ne sont pas capables de déceler les trésors d’intelligence et de gentillesse que recèlent (très bien et très cachés) mes rejetons ! C’est vrai, ça influence, mais ça ne résiste pas forcément à l’écoute, dans un sens ou dans un autre. Et puis quand l’on voit les opinions complètement opposées des critiques, ça relativise sévère !

122 limites dans la réalisation

le temps

    Ça prend du temps, faut une mémoire d’éléphant, l’accès à une médiathèque bien fournie, surtout pour les raretés d’avant-guerre, et mon Dieu ! (non pas toi, Wotan, l’autre) qu’est ce que ça bouffe comme temps, la denrée la plus rare chez l’homme moderne normal !

     Moi qui suis toujours charrette pour 5-6 trucs plus ou moins tous extra-urgents, j’y arriverais pas !

   Et puis, c’est dur, d’accord c’est différent, mais faut sans arrêt revenir en arrière, 2 versions à comparer ça va, mais 4,5,6 !

     J’ai qu'un peu moins d'une trentaine de versions des Noces (avec ma version vinyle et mes 2DVD des Nozze), la petite dizaine que j'aime le plus, je les connais plutôt assez bien, mais si j’en entends une dans le poste, je la reconnais pas ou en tout cas pas immédiatement… Alors on se dit, on fait un match par 2 avec des éliminatoires (quel vocabulaire odieux pour de l’art), mais même comme ça, ça peut ne pas marcher : vous préférez A à B, B à D, D à C et patatras ! vous vous rendez compte que vous aimez autant C que A ! Tout s’écroule !

la difficulté du choix

     J’ai écouté Parsifal, Tristan et la Walkyrie tout le mois d’août 2001 dans différentes versions (4 Par. & W. , 3 Tristan), bon d’abord ça m’a pris un temps fou (ça fait chier, faisait beau en Bretagne, autant de temps d’écoute foutu), au prix de quelques grincements de ma blonde (et encore j’écoutais au casque, imaginez l’ambiance dans la maison sinon !), avec pour conclusion principale :

- que j’aimais bien Vickers, ça, je le savais avant,

- Melchior aussi, et ça aussi, je le savais avant,

- que j’aimais bien Wagner (fallait ça pour résister),

- qu’à part le Parsifal de Levine, que j’avais bien aimé naguère –mon premier en CD- j’étais incapable de rejeter une version…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Donc, ça prend du temps, faut prendre des notes sinon on oublie, faut pas se laisser entraîner par le plaisir d’écoute, faut vraiment une mentalité particulière, moi je peux pas faire une discographie critique avec classement, prix d’Excellence, d’Honneur, de Camaraderie, etc. Dans le tout petit tas que je vous livre, y en a que j’ai pas écoutés in extenso depuis 2 ans (Muti, que j’aime bien pourtant et Solti, là une bonne raison, c’est loin d’être mon préféré et une encore meilleure, je l’ai égaré, si vous le trouvez, faites-moi signe – tiens je cherche aussi un mien Boris (Karajan) depuis 4 ans, il est dans la maison, c’est sûr ! et encore j’ai de la main d’œuvre pour retrouver mes brebis égarées, sans compter Guapo au nez redoutable, j’ai mon petit dernier qui s’est fait 5 brouzoufs pas plus tard qu’hier en me rapportant Parsifal-Gui-Callas, on panique pas, c’était pas parmi mes écoutes de l’été).

     Et puis, pour bien faire, il faudrait écouter en aveugle, sans savoir quelle version on écoute ! impossible, on les connaît trop pour certaines !

123 limites de confiance

   Beaucoup de discographies ne sont pas exhaustives, les absents ont-ils été éliminés pour leur insuffisance ou parce qu’ils ne sont pas connus (disques épuisés) ? Une bonne question, la réponse dépend de la confiance qu’on accorde au discographieur… On trouve dans toutes les discographies, si je n’étais si modeste (ma modestie est proverbiale) j’ajouterais même dans les mieux faites comme la mienne, des erreurs matérielles (je compte sur vous pour me les indiquer). Certaines erreurs pourraient laisser penser aux esprits suspicieux que le discographieur ne fait pas une simple erreur de frappe ou d’étourderie, mais qu’il raconte n’importe quoi ou ne connaît pas la version dont il parle… À tort sans aucun doute…

II Méthode et moyens

     Alors pourquoi tu nous les broutes, diras-tu (tu es trop poli en fait, tu le penseras seulement très fort, suffisamment fort pour que je l’entende) ? Et bien, comparer est le propre de l’homme, sans rire (ou avec, mais…) donc, j’ai commis une discographie.

    Des discographies, il en est d’artistiques, toutes en nuances chatoyantes, en lyrisme, en impressions subtiles. Des discographies à la Glop-Glop, ou à la Wotan. J’admire. Je sais pas faire.

     Moi, ce que je sais faire, c’est du besogneux, de la discographie où qu’on voit qu’y a du travail (comme dans les canevas, putain le temps qu’elle y a mis la Madame pour accoucher de cet horrible napperon/sous-pot/protège- coussin/ tableau à accrocher !). C’est pas beau, c’est pas pratique, mais c’est fait pour durer (ça veut dire qu’on en a pour des heures et des heures si on veut  -peut- arriver à s’y intéresser).

     Donc, j’ai pris mes n x fois CD, j’ai essayé de me rappeler ce que j’en pensais, je me réserve de les écouter encore en morceaux et en entier pour me les remettre en mémoire et pour modifier cette disco qui augmentera au fur et à mesure de mes nocesques acquisitions (en occase, seulement). Et puis, quand j’aurai un peu de temps (pas avant le 31.12.2100), je compléterai cette ébauche ! Notamment par des éléments sur l’œuvre, sa gestation, son histoire, ses représentations à Paris depuis 1975.

   Cette discographie est évolutive ! ! ! (Un peu comme celles à Vivi !). Et elle compte sur votre collaboration !

      Je vous ai mis les caractéristiques des bébêtes disséquées (berk !).

     Et puis, et surtout, j’ai lu ce que j’avais dans mes paperasses sur le sujet. Vous trouverez les références des ouvrages consultés dans la

bibliographie discographique.

Tiré de la Médiathèque de la Communauté française de Belgique, plein d'infos sur les Nozze

les favorites  les Noces d'avant 1950   et des noces plus récentes 
 et puis les autres opéras , brièvement pour l'instant

Et si vous n'avez pas trouvé votre bonheur dans ce site, désolé,
essayez google sur le ouaibe 
       

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