| Discothèque
idéale de l’Opéra Classica |
Choix étonnant comme beaucoup d’autres (on y trouve d’autres étonnements, avec le top de l’absurdité débile, choisir Levine pour Otello et pour Oneguine !) = Solti |
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Discographie de Patrick Scemama (Guide des opéras de Mozart 1990) |
Allure due surtout à sa distribution féminine Jurinac voix somptueuse, au style parfait, Sciutti une des plus exquises Suzanne que l’on puisse rêver. Calabrese impérieux mais un peu lourd. Lecture très italienne de l’œuvre, presque « rossinienne » accentuant le côté bouffe au détriment des subtilités psychologiques. |
Comtesse de Jurinac encore plus accomplie que chez Gui, Streich Suzanne éblouissante, merveilleux Chérubin de Ludwig, le chef allemand fait preuve de bien d’avantage de vie d’allant, de brio [que dans la version studio de 58 où les hommes, Paul Schöffler en Comte et Walter Berry en Figaro ne sont pas à la hauteur] |
Direction vive, tourbillonnante, charnelle, pleine de ce sens de la scène qui est la raison d’être des Noces. Distribution parfaite d’équilibre et de complémentarité, dernière Comtesse de Schwartzkopf, interprétation la plus complexe et la plus fouillée, Moffo Suzanne pleine de finesse et d’esprit, Cossotto Chérubin plein d’ardeur, sans lourdeur ni vulgarité. Wächter Comte au timbre viril et au phrasé impérieux, Taddei voix gorgée de soleil, mais à la musicalité discutable |
Direction aimable, bondissante, d’une gaieté toute communicative. Raimondi image du Comte un peu caricaturale, Popp meilleure en Suzanne qu’en Comtesse ; Baltsa Chérubin un peu lourd, Hendricks charmante, mais… Une version qui n’est pas sans intérêt mais qui ne fait pas le poids face aux concurrentes. |
Résultat probant dégraisse l’orchestre de toute fioriture romantique, fraîcheur acidulée pas sans charme. Véritable travail d’équipe, juste esprit de l’ouvrage. Distribution d’une grande homogénéité, remarquable Suzanne de Bonney , Augér image assez complète de la comtesse même si la voix peut sembler trop âgée. Salomaa et Hagegård n’ont pas des timbres exceptionnels mais chantent avec justesse et franchise. L’ensemble s’impose. |
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| Pas moins de 34 versions
passées en revue par cet excellent critique (pas Levine et Davis) |
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Discographie de Piotr Kaminski (L’Avant Scène OPÉRA N°135-1361 |
Sciutti et Bruscantini incarnations d’italianità joyeuse, débordant de naturel et d’esprit dans les dialogues, délicieux d’aisance dans les airs. Figaro, Suzanne et comtesse parmi les mieux chantés du disque. Comtesse d’anthologie, comte mâle et imposant, un peu épais. Stevens trop tard pour camper un Chérubin crédible |
promet beaucoup mais ne tient pas ses promesses, spectacle pesant, sans vrai contour. Les 2 maestre (FDK & ES) chantent comme des anges Schwartzkopf miracle de sobriété Cuénod irrésistible Kunz italien pénible et voix dégradée Ludwig on rêve de Vénus |
A failli –seulement- rééditer le miracle du Don Giovanni. Wächter ruine son Comte, voix mise sous pression « expressive » constante. Taddei, doué, sabote en grande partie « Non piu andrai » et qq autres scènes. Moins grave que W. mais frustrant. Moffo une des plus belles voix de notre époque. Malgré tout une somme de qualités remarquables |
Fête de couleurs et de transparence. Quelques erreurs de tempo dus au manque de rodage scénique. Van Dam Figaro idéal hélas Hendricks n’est qu’une jolie poupée de porcelaine sans socle, Pop n’a plus les moyens mais chant reste souvent exquis et jamais indifférent. Raimundi couleurs vilaines de sa voix grave, mais air presque virtuose. Baltsa brille dans récitatifs, mais pas dans les airs. Palmer excellente Marcelline. Passage obligé malgré toutes les réserves |
Tentative de retour aux sources mais manque de vrai projet. Salomaa belle basse légère reste seul en mémoire. Bonney charmante, joli petit timbre argenté, bonne intonation, pas suffisants pour une Suzanne, Nafé manque de discipline, Augér Barberine surdistribuée, pure, délicate et musicale, timbre ayant beaucoup perdu de sa couleur, Hagegård avare de timbre et court de phrase, italien approximatif, bons Feller et Della Jones qui mériterait bien un Cherubino. |
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| 37 versions recensées. Sa conclusion :
" Impossible d’épuiser la question en une seule version,
pourtant, s’il n’en restait qu’une – nous opterions pour Kleiber.
On peut y ajouter Giulini, seul édité en deux CD [faux !
cf. Rosbaud !], pour son italianità
et sa tenue générale. Voici la base –mais la superstructure est immense. |
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